L’assurance vie reste le placement préféré des Français. Et pour cause, elle offre une grande flexibilité, des avantages fiscaux intéressants et la possibilité de transmettre un capital à ses proches. Pourtant, il n’est pas toujours simple de choisir con contrat. Entre les frais, les supports d’investissement et les clauses bénéficiaires, les pièges sont nombreux. Voici 4 erreurs fréquentes à éviter pour faire le bon choix.
Signer sans comparer les offres

Lorsqu’une banque ou un assureur vous propose un contrat d’assurance vie, la tentation est grande de signer rapidement par confiance ou par facilité. Pourtant, les différences entre les contrats peuvent être considérables, tant sur les frais que sur les rendements.
Par exemple, les frais d’entrée peuvent atteindre 5 % du montant versé dans certains contrats bancaires alors qu’ils sont souvent nuls dans les contrats en ligne. Les frais de gestion annuels varient également entre 0,5 % et 1 %. Sur 20 ans, on se rend compte que ces différences se traduisent par des milliers d’euros de perte.
Avant de signer, prenez le temps de comparer plusieurs offres. Utilisez un comparateur en ligne ou consultez plusieurs assureurs. Vérifiez également les performances passées du fonds en euros. Une offre moins chère n’est pas toujours la meilleure.
Attendre trop longtemps avant de souscrire
L’assurance vie est un placement de long terme. Plus vous souscrivez tôt, plus vous bénéficiez des avantages fiscaux. Les 8 ans de détention sont un cap important. Passé ce délai, vous bénéficiez d’un abattement annuel sur les gains en cas de rachat (4 600 € pour une personne seule, 9 200 € pour un couple).
Si vous souhaitez souscrire une Assurance santé par exemple, sachez que chaque année qui passe avant la souscription est une année perdue. Le compteur ne commence à tourner qu’à la signature du contrat. Même si vous ne disposez que d’une petite somme à investir, ouvrez un contrat dès maintenant. Cela vous permet de prendre date. Vous pourrez toujours l’alimenter plus tard.
Négliger la clause bénéficiaire

La clause bénéficiaire désigne les personnes qui recevront le capital de votre assurance vie en cas de décès. C’est un élément central du contrat. Vous ne devez donc pas la remplir à la va-vite. Une clause mal rédigée peut priver vos proches des avantages fiscaux de l’assurance vie.
Les erreurs de rédaction sont fréquentes. Évitez les désignations trop précises comme « mon conjoint actuel » qui peuvent devenir obsolètes après un divorce. Privilégiez une formulation générale qui permet à vos bénéficiaires d’être clairement identifiés, même en cas de changement de situation familiale.
Pensez également à désigner des bénéficiaires de substitution au cas où le premier bénéficiaire viendrait à décéder avant vous. La clause « mes enfants nés ou à naître » garantit que tous vos enfants, y compris ceux nés après la rédaction seront couverts. N’oubliez pas de mettre à jour la clause après un événement important : mariage, divorce, naissance.
Ne pas diversifier ses contrats chez différents assureurs
Les sommes placées sur une assurance vie sont protégées par la garantie des dépôts (FGAP) jusqu’à 70 000 € par assureur et par assuré. Au-delà de ce montant, vous perdez votre capital en cas de défaillance de l’assureur. Diversifiez donc vos contrats entre plusieurs assureurs. Cela vous permet de bénéficier de cette protection sur une plus grande partie de votre épargne. C’est une stratégie simple qui protège une partie de vos capitaux contre une défaillance d’un acteur du marché.
Aussi, en diversifiant vos contrats, vous avez accès à des gammes de produits différentes. Certains assureurs excellent sur le fonds euros, d’autres proposent des unités de compte plus performantes ou des gestionnaires de qualité. En répartissant vos contrats, vous combinez les avantages de chaque acteur.
